Tout le monde à la soupe
La soupe est un plat connu de par le monde tant pour ses qualités conviviales que nutritionnelles. De plus, la soupe est bel et bien le seul met qui s’apprécie et qui réchauffe le cœur tant à la table du pauvre que celle du riche.
La soupe est un repas facile à cuisiner. Elle se façonne de mille et une manière, avec tous les ingrédients du monde, selon l’envie et l’humeur du chef ou de la fée du logis. Actuellement, la soupe est devenue un plat très tendance. Vous pouvez le constater avec l’épanouissement de nombreux café-restaurants spécialisés dans l’art de la soupe. La soupe possède l’énorme avantage de permettre de consommer de l’eau et de légumes. Elle détient le pouvoir d’être rassasiante tout en étant très pauvre en matières grasses. Son rôle est essentiel dans le bon contrôle de la prise énergétique au cours des repas et dans la couverture des apports hydriques journaliers, surtout en période hivernale. Un bol de soupe de 250 ml constitue près d’un sixième de la quantité d’apport en liquide préconisé par jour (qui est d’un litre et demi). En plus de ces avantages, elle apporte une quantité non négligeable de vitamines, de minéraux et de fibres ainsi que plusieurs nutriments protecteurs qui améliorent la défense de l’organisme face à toutes les sortes d’agressions.
Un saut dans l’histoire
Le mot soupe viendrait du sanscrit, langue de culture Indienne, Su qui signifie bien et Pô pour nourrir, ces deux mots mis ensemble forment le mot Suppa signifiant bonne et nourrissante. Si l’on remonte quelques milliers d’année en arrière, on peut se rendre compte que la soupe existait déjà! Dès que l’homme a su faire bouillir de l’eau, il y a cuit tous les aliments. De la cuisson des denrées alimentaires à la soupe, il n’y a qu’un pas. Cette soupe était composée principalement d’une tranche de pain sur laquelle on versait du bouillon à base de viandes, de légumes ou de vin. Traversant les cultures, les années et les régions, la soupe acquis certaines vertus. Les Romains se régalaient d’une soupe noire, poivrée, à base de gibier, de poissons ou de volailles qu'ils agrémentaient d’herbes, de miel, de menthe et de vin. A Athènes, la soupe de lentilles entretenait tant le corps que le moral des troupes. En Chine, les paysans se réchauffaient d'une bolée de soupe où mijotaient l'incontournable riz et quelques fèves. Sucrées de miel, très relevées, les soupes de poissons aux légumes fournissaient aux Byzantins de quoi satisfaire leurs attentes de plaisirs gustatifs raffinés.
Un truc pour garder la ligne
Des études savantes ont montré qu’un bol de soupe pris avant le repas favorise un rassasiement précoce. Le repas qui s’en suit est moins copieux. La soupe diminue la densité énergétique c'est-à-dire le contenu énergétique d’une matière rapportée à son volume. La soupe ralentit la vidange gastrique et la vitesse d’absorption des nutriments dont les glucides du repas. Une soupe sera d’autant plus rassasiante qu’elle contient des morceaux. Donc, le potage pris avant le repas permet de diminuer l’ingestion d’aliments pendant le repas. Très souvent, vous n’aurez plus faim pour vous resservir une seconde assiette. Si entre les repas, vous avez un petit creux, n’hésitez pas à vous verser un bon bol de potage. Vous vous sentirez tout de suite mieux sans culpabiliserez. Il est préférable d'avoir 220ml de potage dans l’estomac qu’une barre chocolatée... Boire de la soupe est donc un bon moyen de garder la ligne. Cependant, il ne faut pas en conclure que manger de la soupe fait maigrir. A côté de l’instauration de la consommation de soupe, il y a toutes les habitudes alimentaires à mettre en place afin de perdre quelques kilos.
Les éternelles, à toutes les sauces
Selon le mode de fabrication, les ingrédients, le hachage et mélange des aliments, la soupe se décline en potage, en velouté, en bouillon, en minestrone. En été, rien de tel qu’un potage au concombre, carotte, gaspacho, etc. Toutes les variantes sont les bienvenues. La soupe se boit traditionnellement chaude. Elle s’accompagne volontiers d’un bout de pain, de petits croûtons, de gruyères râpés, de parmesan, etc. A côté de la soupe bouillonnante, la soupe se consomme également froide, voire glacée. La présentation d’une assiette à soupe bien givrée avec dedans un potage parsemé de glaçons, en étonnera plus d’un. Le choix des légumes frais augmente la qualité et la richesse de la soupe. Pour préserver un maximum de la qualité gustative et nutritionnelle des légumes, l'astuce est de les cuire juste le temps nécessaire dans une marmite à pression ou à la vapeur. Si le temps vous manque, vous pouvez facilement trouver chez tous les épiciers un vaste choix de soupes préparées en conserve, en surgelé, en tetra-pack,etc. La plupart de ces soupes, veloutés ou potages répondent à des standards de qualité nutritionnelle. En tout temps, quelque soit la saison, ces conditionnements assurent un bon apport en minéraux, vitamines, fibres et oligoéléments. Cependant, elles sont assez fortement chargées en sel. Il n’y a pas à dire, rien de tel que les soupes maisons. En un coup de main, un paquet de légumes surgelés, un petit assaisonnement, un bon litre d’eau et une grosse demi-heure de cuisson font l’affaire pour une bonne soupe maison. La soupe est un plat à consommer sans modération... alors, à vos légumes et vos marmites!
Catherine Dolhen - La Cerise
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